Polochon & Cie

Portrait

Manuela, maman de Victor et Paul, ancienne parisienne désormais installée dans le Beaujolais.

Fondatrice de la marque POLOCHON & CIE. Perfectionniste, elle aime la magie qui anime nos enfants. L’idée de génie de Manuela c’est la lampe nomade « Passe-partout ». Une lampe torche que les plus petits peuvent allumer facilement même au milieu de la nuit, personnalisable, deux intensités de lumière, une extinction automatique et rechargeable. Manuela a pensé à TOUT. Vos enfants vont l’adopter et surtout cette lampe va sauver vos nuits ! Découvrez dans le portrait de Manuela, son parcours, ses inspirations et comment elle a réussi son pari de créer de A à Z sa lampe nomade !

Polochon & Cie

Quel est ton parcours?

Pendant près de 20 ans, j’ai travaillé dans de grands groupes tel que Renault, Carrefour et TF1 à des postes comme l’administration commerciale, les achats entres autres. Pendant cette partie de ma vie, j’étais très ambitieuse et surtout très curieuse. J’étais tout le temps en train d’apprendre quelque chose. Dans ces grands groupes on change de poste à peu près tous les deux ans, c’était donc parfait pour répondre à mes attentes. Et puis je suis devenue mère de Victor notre premier enfant. Je cumulais alors deux postes. Le rythme était intense mais ce travail me nourrissait. Concrètement il m’a construite sur mon organisation, j’ai pu aussi travailler avec des gens d’univers différents, savoir négocier, exposer. J’ai énormément appris.
Puis j’ai saturé à l’arrivé de Paul notre deuxième. Deux enfants en bas âges, un mari souvent en déplacement, un rythme de travail plus que soutenu, ce n’était plus possible. Je suis partie et c’est au même moment que je me suis enfin sentie capable d’être chef d’entreprise. Avant il était clair que je n’étais pas prête. J’ai toujours aimé la décoration et j’en parlais de plus en plus avec mes copines et mes enfants me manquaient. C’est là que commence l’aventure « POLOCHON & CIE».


Comment as-tu pensé à la Lampe Nomade ?

Grâce à la baladeuse de chantier de mon grand père ! Vous voyez cette lampe torche avec une cage en métal autour de l’ampoule que l’on peut accrocher partout, avec un énorme câble ? C’est elle. J’avais envie d’une lampe pour enfant qui projette de la lumière pour lire, pour faire des ombres, pour ne pas avoir peur du noir… Toutes les autres lampes torches existantes ont une lumière diffuse, on ne peut pas chasser les monstres avec ! Et tout simplement mes enfants étaient mal éclairés !


Désormais tu travailles seule, toi qui aimais tant travailler en équipe, ce n’est pas trop compliqué ?

Je suis seule à lancer le projet, mais il s’agit d’un vrai travail d’équipe. Il est important pour moi de travailler en proximité avec mes fournisseurs. Tout simplement parce que j’ai besoin d’être en direct avec eux, de développer ensemble, tout le monde est investi.
J’ai aussi travaillé avec un bureau d’étude en électronique mais aussi avec des gens en charge de l’innovation. Quand j’ai démarré cette aventure, je n’avais jamais conçu de produit, j’ai découvert les phases de créations, les matières, les composants…

Découvrir tout ça, être au contact de tous ces gens m’a donné une énergie dingue ! Lors de mes visites chez les fournisseurs, je notais un mot sur trois sur mes carnets, parce que je ne comprenais pas grand chose et je comptais bien tout assimiler, poser les bonnes questions pour arriver à la lampe nomade que je voulais proposer !


Justement arriver à LA lampe que tu souhaitais, ça a pris combien de temps ?

Entre un an et un an et demi de développement. Ça prend du temps ! J’ai travaillé avec une agence de design pour réaliser un cahier des charges. Je voulais que la lampe soit évolutive, qu’elle puisse s’accrocher, avoir du bois… L’agence de design m’a proposé 20 modèles en croquis que j’ai éliminé au fur et à mesure. Je suis arrivée sur deux modèles. Chaque étape, chaque détail demande des réflexions, des choix à faire.
Par exemple, comment l’enfant va allumer sa lampe ? Il doit y arriver tout seul, facilement. Et bien pour cette simple fonction il y a plusieurs possibilités, pousser un bouton, secouer la lampe, tourner le manche. La lampe doit aussi être légère moins de 300gr. Toutes ces étapes prennent du temps et elles sont importantes.


D’où viennent le nom de POLOCHON & CIE et son logo?

C’est une histoire familiale. Polochon est le surnom que Victor a donné à son petit frère. Et pour le logo je suis partie avec une graphiste sur deux idées, la bataille de polochon et pour Cie des petits oiseaux qui discutent pour les confidences, les histoires…


Victor et Paul sont tes meilleurs testeurs ?

Oui et depuis le tout début avec le prototype ! Ils m’ont permis de tester, de voir la lampe à l’usage et d’avoir des réflexions de maman tout simplement. Est-ce qu’ils l’accrochent à la poignée porte, de quelle intensité de lumière ils ont besoin, l’extinction automatique au bout d’une heure. Autre détail important, la lampe clignote quand elle n’a plus de batterie et l’extinction se fait en douceur. La liste est longue !


Quelles sont les matières que tu utilises ?

Le bois pour le manche, du hêtre brut sans vernis pour le toucher et la mise en bouche. Il se patine et change de couleur. Le plastique sans PVC avec agrément alimentaire.
Enfin il y a une batterie qui est rechargeable avec la sécurité aux normes. La protection sert aussi de dôme diffuseur.

Où sont fabriquées les lampes nomades ?

Made in France, conçu dans un cadre éco-responsable : choix des fournisseurs locaux, utilisation de bois issus de forêts gérées durablement (PEFC) et assemblé dans un atelier solidaire.


À qui est destinée la lampe nomade ?

Bébé, enfant, même aux mamans ! Une cliente l’a utilisé lors de son séjour en maternité. Où encore pour s’occuper de son bébé la nuit, quand on allaite ou qu’on donne le biberon, pour ne pas réveiller son conjoint aussi ou le petit frère.


Des envies, des projets ?

Au début j’avais des ambitions d’objets de déco. La lumière est porteuse de message et ça je ne m’y attendais pas. J’aimerais créer un univers autour de la lampe. Travailler sur des accroches. J’aime les objets qui racontent des histoires, leur côté poétique. Les enfants ont cette force là, cette facilité à inventer une histoire à partir de rien. La lampe nomade est une fois un cornet de glace, une autre un cornet à churros. J’ai envie de garder cette magie !