MA CABANE EN BAS'AR

Portrait

Anne-Laure, maman de trois enfants, installée dans le bocage vendéen.

La créatrice de la marque MA CABANE EN BAS’AR, est avant tout passionnée par ses matières de prédilection le tissu, le cuir et le papier. C’est dans son atelier, qu’elle pense et façonne ses chaussons pour bébé, ses poupées en tissu où encore ses mobiles montgolfières. Se sont les petits détails et l’exigence d’Anne-Laure qui rendent ses créations uniques ! Je vous laisse découvrir son interview.

MA CABANE EN BAS'AR

Quel est votre parcours ?

Dans une ancienne vie, j’étais assistante des achats chargée du suivi de production de vêtements haut de gamme (Catimini, Burberry) fabriqués à l’étranger, au Maghreb, en Tunisie. Mais le rythme de cette vie professionnelle n’était pas compatible avec ma vie de famille, j’avais beaucoup de déplacements, c’était un choix de vie qu’il fallait assumer.

Comment sont arrivées vos créations ?

A la naissance de mon premier enfant, j’ai décidé de prendre le temps de voir grandir mon enfant. Je d’abord commencé mes créations pour offrir des petits jouets et des accessoires uniques à mes deux garçons Basile et César. Puis pour les copines, ça a bien plu, c’était assez positif alors j’ai continué. Ça fait maintenant 4 ans que je réalise mes créations, avec plus ou moins d’assiduité. J’ai un peu ralenti lors de ma dernière grossesse, mais là le rythme est  à nouveau soutenu, j’y travaille à temps plein. Il y a aussi les enfants et une belle maison en travaux !

D’où vient le nom Ma Cabane en bas’ar ?

Un jour, une amie me téléphone un matin à 8h pour me dire qu’elle avait rêvé de moi ! Je lui aurais annoncé que j’allais transformer l’ancienne écurie de notre maison en atelier, un peu comme ma cabane à moi. Ça a fait son chemin dans ma tête ! Et puis je suis tellement bordélique… ce nom me correspond bien.

Comment travaillez-vous ?

J’ai des carnets de croquis un peu partout, où je peux mettre mes annotations. J’aime bien ce côté laisser libre. J’ai toujours un cahier sur moi, où je note ce qui me passe par la tête, une rencontre que j’ai faite. Et quand l’idée est là, je me lance, je réalise un prototype, parfois ça reste sur le bord de la table, ça traîne et puis plus tard j’y reviens. D’autres fois, ça peut être plus rapide. Et parfois il y a de jolies surprises.

Et où avez-vous appris à coudre ?

J’ai appris à coudre, quand j’avais 16 ans, à l’école, puis j’ai eu ma propre machine à coudre, une transmission familiale. Je suis hyper rigoureuse et exigeante et ça, ça me vient de ma formation à l’école mais aussi de mon métier d’avant, la technicienne que j’étais dans l’industrie textile demandait de suivre un cahier des charges bien précis. 

Quelle matière utilisez-vous pour vos créations ?

J’aime utiliser les beaux cuirs, que je glane chez le tanneur de la région. Je privilégie les couleurs minérales. J’aime aussi beaucoup le papier. Du matériel simple, qui une fois travaillé, devient délicat, le vieux bois par exemple, récupérer sur des palettes. Tout se transforme, rien ne se perd ! Et bien sûr, le tissu est ma matière fétiche depuis 20 ans ! Une production eco-friendly et des achats de matières premières le plus possible locales.

Quelles sont vos inspirations ?

Mes enfants ! Chaque âge m’inspire, il y a toujours quelque chose de différent. Mon âge aussi, je n’appréhende plus mes créations de la même façon qu’avant. Maintenant je suis tentée de faire de nouvelles choses pour les plus grands.

Des projets pour La Cabane En Bas’Ar ?

J’aimerais faire une collection pour les adultes et développe de plus en plus de bijoux et d’accessoires de cheveux. J’aimerais réussir à trouver des produits plus masculin, ça attise ma curiosité. Finalement avoir une approche plus globale de la famille.