Les Petits Vintage

Portrait

Gwendoline, maman de Julia et d’Anna, ancienne parisienne installée aujourd’hui à Hossegor dans une jolie ferme landaise.

Créatrice de la marque LES PETITS VINTAGE, amoureuse du rétro et finalement beaucoup plus manuelle qu’elle aurait pu l’imaginer. Gwendoline propose une collection au petit goût de Roudoudou comme elle aime le dire, avec des accessoires et de la décoration pour enfants à l’accent rétro : poupées musicales, bavoirs, bodies, tee-shirts, cartables aux imprimés exclusifs. Découvrez le portrait de Gwendoline, son parcours, ses valeurs ainsi que ses créations !

Les Petits Vintage

Quel est ton parcours ?

Avant je vivais à Paris, je travaillais dans le marketing et la communication chez un éditeur de logiciel américain. Je suis restée dans cette industrie pendant 15 ans. Je voyageais beaucoup et j’adorais ça ! Quand ma première fille est née je me suis rapidement sentie prête à la confier à la nounou et à retourner travailler. De son côté, mon mari a eu l’opportunité d’aller travailler dans le sud-ouest. L’accouchement n’était encore pas très loin, j’avais clairement encore les hormones en pagailles. J’ai dis oui tout de suite, moi la vraie parisienne qui ne pensait jusque là ne pouvoir aller vivre ailleurs. Je démissionne et je pars avec ma petite famille sans réfléchir. Quand nous arrivons à Hossegor Julia n’a que 6 mois. C’est la bonne période, il fait beau. Mon mari commence à travailler et à partir en déplacement. Et moi… et bien je suis seule avec mon bébé, je ne connais encore personne.


L’excitation du début s’essouffle peu à peu ?

Rapidement je réalise que je n’aurais pas la même vie. D’un autre côté je peux pleinement profiter de ma fille. Et ça c’est une vraie chance. Je peux aussi prendre un peu de temps pour moi et faire ce que j’ai toujours adoré : chiner. Avec l’arrivée de Julia j’ai commencé à chiner pour décorer sa chambre. Rapidement j’enchaîne les vides greniers. Je lance alors une activité de meuble rétro. Je bidouille, me sers de mes dix doigts. Moi qui n’étais pas du tout manuelle, je découvre certaines de mes compétences ! Mais rapidement je rencontre la problématique des expéditions. Notamment pour les parisiens qui sont très friands de mes trouvailles. En effet pas simple de faire envoyer un pupitre…


Tu décides donc de diversifier un peu ton offre ?

Je commence à réfléchir au côté textile. Une copine me propose justement de participer à un atelier de couture. « Moi, de la couture ? Non merci ». Et finalement je m’y mets. J’aime l’idée de pouvoir proposer des accessoires textiles pour mon mobilier. C’est la découverte d'un album de « paper dolls » des années 50 dans une brocante qui m’a donné l'idée de ma première création. Ça m’inspire énormément, un véritable coup de cœur. C’est un univers que j’aime et que je connais, vous voyez les figurines sur lesquelles ont pouvait changer leurs vêtements grâce aux petites languettes ?! C’est comme ça qu’est née la poupée musicale. Je me rapproche d’une amie graphiste et lui demande de s’inspirer de ces petites poupées. C’est le début des PETITS VINTAGE.


Pas évident de s’immiscer dans un secteur jusque là inconnu pour toi, celui du textile ?

Quand je me lance, je ne connais pas du tout ce secteur. J’apprends au fils de l’eau, comment et où acheter mon tissu, comment se différencier. Je décide d’avoir par la suite mes propres imprimés et m’entoure de designer graphique. J’aime l’idée de rester fidèle à l’image de ma marque et en même temps de laisser un peu de place à l’ADN de l’illustrateur avec qui je travaille. Je trouve ça très intéressant. Comme par exemple avec Mélanie Marasse, une illustratrice marseillaise, nous avons travaillé sur deux poupons, un lapin et un ours, avec le défi de proposer un cadeau de naissance mixte.


Concrètement comment travailles-tu ?

Au début je faisais tout moi-même. Je cherchais, je peaufinais, je travaillais sur mes créations. Ensuite je suis passée à l’étape suivante, le sourcing. Trouver une usine, un atelier pour la confection de mes créations et là clairement, c’est le parcours du combattant ! Depuis 5 ans, j’ai expérimenté plein de choses. La confection faite maison, l’atelier en France, l’atelier de réinsertion puis le Portugal.
Aujourd’hui, j’imagine et dessine chaque pièce avant d’en confier la production artisanale à un atelier au Portugal, situé près de Porto. Travailler avec cet atelier m’a ouvert de nouvelles perspectives comme par exemple simplifier la fabrication de certaines de mes créations. Je peux aussi désormais proposer des créations que je ne pouvais faire toute seule comme les bodies, les tee-shirts et oui le Portugal est le roi du jersey !


D’où viennent le nom et logo LES PETITS VINTAGE ?

Il était important pour moi d’avoir ce côté rétro qui est ma marque de fabrique. De montrer mon amour pour le côté enfantin et vintage aussi. D’où le petit poupon du logo.


Quel est l’esprit des PETITS VINTAGE ?

Un coté rétro, pratique et doudou. L’envie de proposer de jolies matières, de belles finitions avec ce petit goût de roudoudou. Quand je dis « pratique », je veux dire que tout doit être lavable. Ça me vient de mon expérience de maman je crois ! Même le cartable passe en machine, de même pour la boîte à musique, le boîtier est étanche. Bref, toute la collection passe à 30° en machine.


Quelles sont les matières que tu utilises?

Il s‘agit de coton et de mousseline de coton pour les langes, les édredons. Les tissus sont imprimés au Portugal. Tout est certifié éco-tex. En ce qui concerne l’intérieur, c’est du polyester et de la ouatine. J’utilise aussi du coton enduit sans phtalate. Je dis bien enduit et non plastifié, du coup ça passe en machine à 30° sans problème. Et côté toucher, l’enduit est plus souple.


Quelles sont tes inspirations ?

Le vintage et le côté « maman » pour la praticité. Mes deux filles évidemment, Julia et Anna. Aussi ma région, ma nouvelle vie en bord de mer et à la campagne. Cet esprit de vacances qu’il y a ici à Hossegor et la nature environnante.


Des envies, des projets pour LES PETITS VINTAGE?

Une nouvelle collab pour les poupées musicales. Des envies de textiles, d’habillement.
Et bien sûr, la boutique physique qui est ouverte maintenant depuis trois ans, de Pâque à septembre. C’est un clin d’œil local, située à Hossegor même. La boutique propose une sélection de créations déco mais aussi enfant de plusieurs créateurs. Cet été je vais faire une collection de bikini en liberty de 2 au 6 ans !

Crédit photo du portrait de Gwendoline: studio Madam