The crying of the newborn baby

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All babies cry, especially in the first few weeks. It is not easy for us parents to understand his cries and even to support them... Is it possible to decipher them? What attitude to adopt and especially what to do when you are at the end of your rope? Elise, a childcare auxiliary, gives us some hints and advice.

The crying of the newborn baby

Quelle signification a le pleur ?

Pendant ses premiers mois de vie, le bébé va pleurer plus ou moins (25% des bébés pleurent plus de 3h30 par jour et 25% moins de 1h30 par jour) mais une chose est sûre, c’est normal ! Le pleur est son premier moyen de communication, soit parce qu’il veut nous faire part de son inconfort (« J’ai faim », « j’ai trop chaud », « j’ai froid ») soit parce qu’il veut nous montrer qu’il a besoin de réconfort. Le bébé va alors activer ce que l’on appelle « le système d’attachement ». Le but étant que quelqu’un vienne jusqu’à lui, idéalement sa mère ou son père. Un bébé va pleurer de façon quotidienne, avec une intensité qui est atteinte au deuxième mois de l’enfant. C’est autour du quatrième, voire du cinquième mois que les pleurs se stabilisent.


Chaque pleur a son explication ?

Il y a le pleur imprévisible, sans raison apparente. Il y a aussi les pleurs qui résistent au câlin au réconfort, on a même l’impression qu’il a mal, alors que non. Ces pleurs peuvent durer 40 min en moyenne et ça peut monter jusqu’à 2h par jour, souvent ça se concentre en fin de journée. C’EST NORMAL. Il va falloir les subir, mais c’est plus facile quand on a l’information que c’est normal.
Avant les 5 mois de votre bébé, les pleurs sont le reflet de son état, il s’agit d’une réaction immédiate. Il y a la fameuse check-list à vérifier ! Est-ce qu’il a faim, ressent-il un inconfort, a t-il besoin de changer de couche, ressent-il une douleur, a t-il besoin de contact, a t-il des coliques… (Lire l'article ostéo et colique).


Quelle attitude adopter ?

Quand votre enfant pleure, que son intention soit réelle ou non, soyez contenant, vous serez alors acteur et votre enfant se sentira, dans tous les cas, accompagné.
Parce que l’on est fatigué, ou préoccupé par autre chose, on peut rapidement se sentir désemparé, dépassé, avoir ce sentiment de ne pas être capable. Surtout si ça arrive, DECULPABILISEZ, c’est tout à fait normal de ne plus supporter les pleurs de son bébé, de son enfant. Si en plus vous avez fait toute votre check-list, il a de quoi craquer…


Justement quand on se sent à bout, on fait quoi concrètement ?

Verbalisez, parlez-lui tout simplement. Dites lui : « Là je ne te comprends pas, j'ai tout vérifier. Pour l'instant je ne supporte pas tes cris, je vais te poser dans ton lit, en sécurité, je vais aller respirer, boire un verre d'eau et je reviens te voir. Même si les pleurs continuent, ce n’est pas grave, votre bébé est en sécurité dans son lit.

Ok ça semble un peu bête dit comme ça, mais au moins vous le prévenez, vous êtes dans l’action et surtout vous faites ça dans son intérêt et dans le votre. La pression doit retomber. On se prend 10 minutes, il ne va rien lui arriver et vous, vous avez un petit répit, vous reprenez des forces.
Si cette situation se répète, n’hésitez surtout pas à en parler aussi bien au pédiatre, à la sage-femme qui vous a suivie ou encore à la PMI. Il est important d’avoir un relais, pour souffler un peu. Il n’y a aucune honte à ça, ça va justement vous rendre service.
Attention, en restant isolé on peut rapidement perdre pied.

Ça n’arrive pas qu’aux autres.

Quelqu’un qui se trouve en grande détresse, qui n’arrive plus gérer et à supporter les cris de son bébé, pourrait avoir ce geste irréversible, de secouer d’avant en arrière son bébé. Ce geste constitue une maltraitance grave, qui peut entraîner des conséquences neurologiques irrémédiables et, dans 10% des cas, le décès de l’enfant. On parlera alors de « syndrome du bébé secoué ». S’il est trop fortement secoué, le cerveau risque de heurter violemment la paroi osseuse, ce qui peut entraîner des hémorragies et des lésions au niveau des tissus cérébraux. Avant 6 mois, les nourrissons sont très vulnérables en raison d’une tête trop lourde et de la faiblesse des muscles de leur cou.


Le conseil d’Élise :

Augmenter le contact avec votre bébé, mettez-le contre vous, bercez-le en le tenant par sa base, son siège, mettez une de vos mains sous ses fesses pour le contenir. Parlez-lui tout en marchant. Si besoin, prenez aussi l'air frais, mettez-le en poussette et aller faire une petite ballade, même courte, ça fera du bien à tout le monde. Et même s’il pleure, la ballade en poussette peut le calmer.